Petites miettes spirituelles

Chaque dimanche, le Frère Henri Catteau, ancien économe de l'Institution Sainte-Marie et Frère mariste, se fait le relais du Frère Albert André pour nous diffuser de beaux textes qu'il appelle : "Petites miettes spirituelles". Le Frère Henri est maintenant basé à Saint-Chamond, près de Saint-Etienne et le Frère Albert est un Frère de la communauté Mariste Belge.
C’est ainsi que ces petites miettes partent de la Belgique et passent par le Sud de la France avant d’arriver dans le Nord.

À lire et à méditer sans modération !!

Dimanche 13 février 2021

En ce dimanche, à l’aube du Carême qui approche à grands pas, je partage avec joie ces quelques mots… Frère Albert. 
Je vous partage les « Petites Miettes » de notre Frère Albert et vous souhaite un très bonne semaine qui nous fera entrer en Carême, période de pénitence mais surtout de prières pour nous préparer à la grande fête de Pâques en avril prochain ! Restons donc unis par la prière. Frère Henri

Une pomme souffre d’être attachée à la branche d’un pommier, jalouse de l'écureuil qui, indépendant, saute de branche en branche et gambade sur le sentier.
Elle demande avec force supplication au Créateur, de la libérer de son esclavage. Et voici qu'un violent ouragan la détache de la branche.
Elle dévale le sentier en pente presqu'aussi vite que l'écureuil. Son ivresse est grande d'avoir enfin conquis l’indépendance. Butant contre une pierre, elle se stabilise.
Passe un petit garçon qui d'un coup de pied l'envoie promener ; elle aboutit au milieu des grandes herbes et la voici mobilisée.
L'ennui la reprend. Une limace la visite, se laisse séduire par son parfum et entreprend de la grignoter. C’est alors qu’elle supplie son Créateur de la rattacher à la branche !
Un maharaja naviguait au large lorsque survint une grosse tempête. Un des esclaves qui étaient à bord se mit à pleurer et à geindre de peur, car il ne s’était jamais trouvé sur un bateau auparavant. Il pleurait si fort et si longtemps que tout le monde sur le bateau commença à être ennuyé. Le principal conseiller du maharaja, qui était un homme sage, lui dit : 
« Laissez-moi m’occuper de cet homme, je pense que je peux le guérir. » 
Alors, il ordonna à quelques-uns des matelots de lancer l’homme à la mer. À l’instant où l’esclave se trouva dans la mer, il se mit à crier de peur et à se débattre follement. Quelques secondes après, le sage ordonna qu’on le ramenât à bord. 
De retour sur le bateau, l’esclave se tint dans un coin, dans un silence absolu. Au maharaja qui demandait à son conseiller la raison de cette attitude, celui-ci lui dit : 
« On ne se rend pas compte de son bonheur, tant que la situation n’empire pas. »