L'historique de l'Institution

Au milieu du XIXème siècle la population rurale des Weppes comprenait de nombreuses familles pauvres. Le comte et la comtesse de la Granville ouvrirent à Beaucamps une école de filles et un hospice confiés aux sœurs de l’enfant Jésus en 1832.

Le Comte Henry de La Grandville de Lauwe (1795-1870)
Le Comte Henry de La Grandville de Lauwe (1795-1870)
Comtesse Henry de La Grandville Née Marie-Caroline de Beauffort (1793-1865)
Comtesse Henry de La Grandville Née Marie-Caroline de Beauffort (1793-1865)

La comtesse appela les frères Maristes et fit construire une école gratuite de garçons puis un petit pensionnat afin d’accueillir les enfants des environs. Ils feront donation de toutes les constructions à la congrégation des frères Maristes.
Le 9 novembre 1842, on compte deux classes avec environ 150 élèves.

Dès 1843, le frère directeur se plaint d'avoir dû refuser une soixantaine d'élèves. La même année, une aile est construite pour l’ouverture d’un pensionnat. En 1850, on y trouve 34 pensionnaires; ils seront 240 en 1880.

À Beaucamps, la commune ouvre une école publique en 1891, dans un local provisoire, et de 1880 à 1903, l’école mariste de Beaucamps accuse une chute sensible du nombre de pensionnaires qui passe de 264 à 101.
Le 17 juillet 1903 donne lieu à la dernière distribution des prix au pensionnat dans un climat de tristesse et de désolation. Le lendemain, c’est aussi la dernière retraite des frères - la prochaine n’aura lieu qu’en 1929.

Portrait de Marcellin Champagnat

Marcellin Joseph Benoît Champagnat, fondateur de la Société des Petits Frères de Marie, 
dits Frères Maristes des Écoles 

 

L’après-guerre

Les Allemands n’ont laissé que des tonnes de gravats derrière eux en 1918.

Ce n’est que cinq ans plus tard que les Frères Maristes reviennent à Beaucamps.

 

 

 

 

cette photo a été prise en 1923 elle donne une vue sur le bâtiment qui est aujourd'hui celui de la CPGE

La photo a été prise en 1923, certainement peu de temps après l’arrivée des frères en avril.

En 1928, la construction étant quasi achevée, les supérieurs maristes décident d’y transférer les 300 lits.

L’Écho du Nord, ancêtre de la Voix du Nord, dans une page réservée aux établissements scolaires, annonce la réouverture du pensionnat Sainte-Marie de Beaucamps pour le jeudi 26 septembre 1929.

Beaucamps accueille 160 élèves, et évolue très rapidement puisque il y a 210 pensionnaires en 1929 et 300 en 1930. Dès 1932, 50 demandes doivent être refusées. Ensuite, la population scolaire se stabilise autour de 330, et elle atteint son maximum en 1939 avec 347 pensionnaires.

Les élèves rentrent fin septembre et bénéficient des congés de Toussaint, de Noël, du Carnaval, de Pâques et de Pentecôte. Les grandes vacances commencent début juillet.

Les élèves sont tous internes. Ils sont autorisés à rejoindre leur famille le dimanche et les jours de sortie, mais ils peuvent aussi rester au pensionnat. Cependant, pour pouvoir rejoindre sa famille quelques heures, la carte disciplinaire hebdomadaire doit être satisfaisante

Les professeurs se levaient à 4h30, et les élèves, eux, à 5h25. À 6h, les élèves entrent en étude de leçon et font la prière du matin. À 6h50, se succèdent la messe, le petit déjeuner et la récréation.

Les classes démarrent à 8h15. Le déjeuner se déroule de 11h45 à 12h45. L’après-midi démarre par des cours particuliers comme les ateliers, la musique, la dactylographie… Puis, les cours reprennent à nouveau de 13h30 à 16h30 avec une récréation à 15h. Ensuite, pendant 30 minutes, c’est le goûter jusqu'à l’étude des devoirs de 17h à 18h30. À 18h30, c’est la lecture et la prière du soir avant le dîner à 19h puis le coucher.

La seconde guerre

S’ensuivit la seconde guerre mondiale avec son lot de bouleversements.

En 1939, les cours reprennent sans internat mais avec 85 externes et demi-pensionnaires regroupés en 5 classes. Les enseignants ont tous plus de 48 ans puisque les autres sont mobilisés.

En 1942, il y avait 238 élèves dont 100 internes.

De 1944 à 1963, l’établissement s’agrandit et passe de 250 à 560 élèves.
En juin 1966, un projet audacieux va naître, la création d’un lycée. Les travaux débuteront en juin 1966 et s’achèveront en juin 1967.

C’est en cette année que le nombre d’élèves 698 dépasse le nombre d’habitants de Beaucamps- Ligny.

En 1971, un autre projet voit le jour : la salle des sports.

Toute l’institution est mobilisée avec la collecte de papiers et de ferraille. Cela permet de financer une partie de cette salle.
En 1974, c’est la fusion des deux établissements :

Sainte-Marie pour les garçons et Notre-Dame du Sacré-Cœur pour les filles.

Quelques dates à retenir  :

  • 1832 : Création de l’école par la volonté de la Comtesse de la Granville
  • 1921 : Réouverture de l’externat puis de l’internat
  • Jusque 1949 : Agrandissement de l’internat
  • 1959 : Rénovation des bâtiments, création du préau (actuellement 6ème)
  • 1962 : Création du lycée.
  • 1964 : Rapprochement avec Sainte-Marie et des cours communs
  • 1972 : Décès de la directrice Sœur Jean Bosco qui avait commencé la fusion
  • 1974 : Fusion des deux établissements sous la direction du Frère Billet pour un total de 1400 élèves.

Après la fusion, le self est construit en 1987 deux ans avant le départ du dernier Frère directeur Lucien Brosse.

  • En 1992, construction du bâtiment Champagnat puis en 2011 du resto-verso et réhabilitation de l’espace Billet avec la création de la CPGE.1
  • En 1997, Frère Henri Catteau quitte le conseil d’administration de l’institution. Il était le dernier frère mariste à l’Ogec. Il faudra attendre 2016 et l’arrivée de Frère Joël Capon pour retrouver un frère à l’Ogec. Ceci participe d’une volonté de notre part : garder un lien fort avec les frères.
  • En “2008”, construction de la nouvelle école maternelle.
  • Septembre 2011 : ouverture de la CPGE.
  • En 2012, fermeture de la communauté mariste du bâtiment H.
  • En 2017, la résidence des frères Maristes ferme au moment de la construction de la nouvelle salle de sports (de la Granville - Oxygène), du préau et de la nouvelle salle Champagnat.